Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 1 :

7 épisodes… Pourquoi 7, pourquoi pas moins, pourquoi pas plus ? Comme les 7 jours de la Bible pour une création assez magique ? Non, tout simplement 7 parce qu’en un seul il serait difficile de pouvoir tout parcourir…

J’avais entendu parler de la Route Napoléon, ce Road trip à moto, en voiture ou camping-car… et à vélo forcément puisque les lignes sont parfois celles du tour de France et, bien avant, celles suivies par Napoléon, évadé de l’île d’Elbe et de retour sur Paris avec son armée. En naviguant sur le web, je suis tombé sur la Haute Route des Alpes ou Route des Grandes Alpes. Passionné des Pyrénées, j’avoue que l’idée même d’aller faire un tour dans les Alpes ne m’avait nullement traversé l’esprit !

Et même, si malheureusement, il ne nous a pas été possible de faire la totalité de cette route que l’on pourrait qualifier de mythique, ce que nous avons pu en découvrir, sans vraiment toujours suivre son parcours, fut assez impressionnant. Difficile de soupçonner des endroits aussi envoûtants dans nos paysages de France… et, à présent, l’envie d’en connaître chaque virage, chaque ligne droite, chaque col, chaque vallée et gorge encaissée.

Pour faire simple, cette route part de Thonon-les-Bains pour finir sa course à Nice, 720 km, 17 cols de montagne, 6 à plus de 2 000 mètres d’altitude dont le plus haut d’Europe. Une route en lisière de frontière italienne, jalonnée de forteresses, de vestiges de la ligne Maginot et surtout de paysages à couper le souffle.

(vous pouvez également retrouver l’épisode 2 , épisode 3 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

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Notre périple commence au-dessus de Grenoble, dans la petite station de Chamrousse, où nous sommes accueillis par une mer de nuages, libérés de la grisaille de la vallée. Première nuit juste au départ de la station de ski de fond, endroit idéal pour un spot nocturne où le brouillard et le froid vont s’inviter rapidement à notre table dans le calme paisible de cette nuit.

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Chamrousse – Col de Luitel : des virages, du brouillard, toujours du brouillard, rejoindre la D524 jusqu’à Vizille, puis la D1091 par les gorges de la Romanche, de la grisaille, toujours et encore… Barrage du Chambon, cascade de la Pisse, puis la Grave où la brume se dissipe pour laisser place à un soleil radieux qui ne nous quittera quasiment plus de tout ce périple. Et là, première ouverture, premier vrai plaisir en arrivant au col du Lautaret à 2 058 m où se dévoile toute la beauté des montagnes environnantes. La route continue vers Briançon et la citadelle de Vauban, et déjà le deuxième épisode se profile, celui qui nous guidera vers le Col d’Izoard à 2 360 m, puis à nouveau la route vers Château Queyras et St Véran, plus haut village d’Europe perché à 2 011 m.

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L’automne est de retour…

L’automne est de retour et avec lui sa multitude de couleurs qui ravissent les photographes, les marcheurs en forêt où en montagne, les peintres et les poètes, tout devient plus coloré comme des bouquets floraux, la nature fait tellement bien les choses dans ses palettes chromatiques nous invitant à la contemplation. Dans les Pyrénées où ailleurs, qu’il soit de Cerdagne où d’Ariège, du Morvan où de Bretagne, d’un peu partout en France, jamais ses couleurs ne nous laissent indifférentes.

 

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Une balade américaine…

Un road trip de quatre semaines, de Salt Lake City (Utah) à Eugene (Oregon) en passant par le Teton National Park (Wyoming),  le Yellowstone National Park (Wyoming) et un crochet par Ketchum (Idaho), lieu de prédilection d’Ernest Hemingway puis en poussant un peu plus loin sur Stanley (Idaho), petite ville de 70 habitants au charme fou en plein dans le Sawtooth National Recreation Area, une pure merveille si vous avez l’occasion d’y passer, d’aller y faire de la randonnée et profiter pleinement de la nature environnante.

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La route des châteaux Cathares…

Il y a bien sûr les cinq fils de Carcassonne : Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus et Termes, tous situés dans l’Aude. Ils furent une ligne de défense face au royaume d’Aragon, puis d’Espagne. Après la croisade des Albigeois, ces cinq forteresses furent renforcées pour asseoir le pouvoir royal du roi jusqu’au traité des Pyrénées en 1659. Mais il y a aussi tous les autres, tous ces châteaux Cathares que l’on peut découvrir entre l’Aude, les Corbières et l’Ariège, des châteaux accrochés aux contreforts des collines, des montagnes, perdus dans la végétation, plus ou moins restaurés, entretenus quoiqu’il en soit… Leurs histoires sont pleines de sang, de douleurs, de cris, mais également d’espoirs et de spiritualité…

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Le voyage débute à Mazamet dans le Tarn, sur les contreforts de la montagne noire, on y trouve le musée du catharisme et cette route des usines qui monte vers Pradelles-Cabardès et le Pic de Nore. La nature est sublime, la vue également et si on dort au Pic, le lever de soleil est à ne pas rater. Plusieurs routes permettent d’y accéder et honnêtement elles sont toutes aussi belles.

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Cette fois notre road trip nous emmènera sur ces petites routes qui naviguent d’un château à l’autre. Mais les thématiques photographiques porteront sur les écoles, les boutiques qui meurent doucement dans nos villes et villages, sans oublier les aubettes. Point de photos de châteaux, on en trouve foison sur les sites internet.
Le petit camion blanc prendra les petites routes de l’Aude, remontera vers l’ouest  en partant de Minerve vers Lastour, Saissac et son château, le village de Montolieu connu pour être le village du livre puis filera vers le château de Terme, prendra les toutes petites routes aux croisement acrobatiques pour rejoindre les châteaux de Peyrepertuse et Quéribus, fera un crochet pour prendre la route des gorges de Galamus à ne rater sous aucun prétexte, car elles sont sublimes.

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Il faudra continuer sur la nationale beaucoup moins agréable et dormir au pied du château de Puilaurens pour une visite matinale. Se diriger ensuite vers Quillan et Comus, petit village à l’entrée des gorges de la Frau, puis s’engager dans une route forestière qui se trouve au-dessus afin d’y dormir en surplombant cette fracture dans la montagne. Point de chute : le mythique château de Montségur et son village plein de charme.
15 jours de balades, de découvertes, de plaisir à dormir très souvent sous la garde de ces citadelles du ciel.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à nous contacter.

L’Ariège…

Un road trip de 15 jours avec comme objectif de découvrir l’Ariège, mais pas celle des plaines, non celle des montagnes, celle accrochée aux Pyrénées, celle sauvage qui caresse les forêts de hêtres. L’envie de faire des randonnées, de flirter avec le Gr10, d’aller faire un tour sur le Mont-Valier et de découvrir la cascade de Nerech, de revenir sur l’usine désaffectée des mines de Bentaillou, de passer voir l’usine de Luzenac.

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Une balade de quinze jours à dormir dans des endroits magnifiques, des villages aussi comme Seix, Massat, faire un arrêt à Ax les Thermes, dommage, le village n’a pas un grand intérêt à part la grande baignoire en centre-ville qui permet de se tremper les pieds dans une source d’eau chaude.

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Pour dormir les « spots » sont nombreux, il suffit de chercher un peu, et même en plein mois de Juillet on en trouve pléthore comme au col d’Agnes avec vu sur les montagnes, au pied du Mont-Valier à côté de la maison du même nom. Il y a bien-sûr le plateau Beille en se garant juste en-dessous sur un petit promontoire qui ouvre sur un panorama sublime, le col de Port et bien d’autres…

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Tout cela pour prendre le temps de faire le tour des marchés, de préparer à manger, d’essayer de profiter au maximum de ces journées face au soleil de Juillet.

Important également de laisser le lieu aussi propre qu’en  arrivant voir bien plus

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Une nuit sous le Carlit…

Une nuit sous le Carlit par temps d’orage, une tente montée juste à côté de l’Estany de Sobirans, de la grêle et un jeu entre éclairs, vent et tonnerre jusque tard dans la nuit en se demandant si la tente, une fois encore, va tenir le coup.

L’Estany de Sobirans se trouve à 2 320 m, c’est le dernier lac avant d’attaquer la montée vers le Carlit (2 921 m) dans le massif du même nom. Il est constitué des pics du Petit et  du Grand Péric, du pic des Camporeils et forcément du pic Carlit. Deux fleuves côtiers, la Têt et l’Aude, une rivière franco-espagnole, le Sègre et une rivière française, l’Ariège :  ces quatre cours d’eau prennent leur source sur le massif du Carlit. Deux lits d’anciens glaciers occupent le lit principal du glacier d’origine, l’un bifurque vers le rio Sègre, l’autre vers le bassin de l’Aude.

Ce massif composé d’une multitude d’étangs et de lacs devient un terrain de jeu magnifique pour des randonnées à la journée, pour des circuits de plusieurs nuits accessibles aux enfants. Le GR10, dans sa grande traversée, y passe ouvrant ainsi la porte vers la méditerranée.

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Massat… Ariège

Massat, (Maçat en occitan).

Sauvages et isolées, les vallées de Massat ont été peuplées tardivement à partir du XIe siècle, du fait d’une « colonisation » encouragée par les seigneurs qui luttent contre la surpopulation de leurs domaines. Plusieurs chartes de franchises préciseront les droits réciproques des habitants et des seigneurs à partir de 1146.

Comme dans pas mal de vallées de l’Ariège, l’activité économique est tournée vers la fabrication du charbon de bois et de la fonte du minerai de fer. Mais à partir de 1820, la découverte du moyen de fondre le fer avec le charbon de houille marque la fin de la prospérité de la vallée. C’est aussi le début de la « guerre des demoiselles », épisode qui se déroule en Ariège de 1829 à 1832 et qui se prolonge de façon moins intense jusqu’en 1872. Mouvement de contestation le plus connu des Pyrénées, il doit son nom au fait que les paysans se déguisaient en femme pour attaquer, la nuit, les grands propriétaires, les gardes forestiers et les gendarmes. Cette révolte est due au vote du 27 mai 1827 d’une nouvelle réglementation dans l’usage des forêts, qui prive les paysans de leurs moyens de subsistance (ramassage du bois, chasse, cueillette…)

Il ne reste au XIXe siècle qu’une activité essentiellement pastorale. Un fort exode rural est entamé et amplifié par la guerre de 14/18, la population passe de 17 000 habitants à   1 700 aujourd’hui. Cependant, les hippies dans les années 70 et les néo-ruraux aujourd’hui en quête d’une autre manière de vivre renversent lentement cette tendance. Une belle et grande école, des petites boutiques, des cafés, où les échanges l’emportent sur le consumérisme, font le charme de ce village au caractère bien trempé.

Et en plus, non loin de là, se cachent les étangs de Lers, le col d’Agnes et son point de vue magnifique…

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