Llívia…une enclave espagnole

Petite ville espagnole enclavée en territoire français sur le plateau de Cerdagne, une petite ville où l’on passe parfois juste pour faire le plein d’essence, acheter de l’alcool ou des clopes, mais Llívia c’est autre chose, c’est une halte pour Héraclès d’après la mythologie grecque, un lieu de refuge au néolithique vers 3 000 av J-C, une ville pour les Romains après la deuxième guerre punique vers 200 avant J-C. En 116, la population se tape dessus, la ville est détruite et il va falloir attendre l’an 130 pour qu’Adrien décide de la reconstruire. Le temps coule doucement… Au VIIIe siècle la région est conquise par les Musulmans et la ville s’appelle Medinet-el-bab. En 759, Pépin-le-Bref les remercie et prend possession de la ville. Bon, n’étant pas historien, je vais faire un rapide passage sur toute la période, il est juste bon de noter que le 26 mai 1866, afin de clarifier le traité des Pyrénées signé en 1659, les Français et les Espagnols signent le traité de Bayonne donnant définitivement l’enclave de Llívia à l’Espagne.

Au fil de la promenade, les dates des bâtiments me surprennent à chaque fois, me touchent. Il y a comme une poésie sur ces demeures témoins des troubles de la Révolution française, de la guerre, de la montée du franquisme puis de l’ouverture à l’Europe.

Comme toujours les façades ont ma préférence. Je vais pouvoir, vu le nombre de photographies, tenter une exposition, un livre… j’aime vraiment ces murs qui ne laissent entrevoir notre modernité qu’ils nous faut chercher dans les détails.

detail de façades anciennes

Detail de facades Llivia sur le plateau de Cerdagne

Detail de l'glise de Llivia plateau de Cerdagne

photographie de l'église de Llivia plateau de Cerdagne

Cedargne……..un automne comme un autre .

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Cerdagne……..un automne comme un autre.

Il y a des endroits comme cela où l’on se demande si, de tout en haut, une main divine n’aurait pas décidé, juste par plaisir, de dire, «tu sais quoi, ici, et bien ici, tout sera beau »

C’est un peu ce que je ressens à chaque fois que je viens ici, les routes, les cours d’eau, les rivières, les détails sur les champs, et la neige qui petit à petit s’invite, couvre, recouvre, redessine tout. Les traces des chemins, des clôtures, les arbres…la forêt joue d’une palette aux airs de carte postale canadienne. Un paradis fragile, proche, envoûtant…..

Cerdagne, Capcir, on peut même pousser sur la vallée du Carol, l’Espagne, l’Andorre…..

 

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DETAIL

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Cerdagne

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Cerdagne

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