Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 7 : Passage du Col de la Cayolle

En remontant par les Gorges de Valabres, la nouvelle est tombée, le col de la Bonette est définitivement fermé pour cette saison. Il est vrai que le temps est menaçant, tempétueux et extrêmement froid, le risque de neige à presque 2 800 m est certain. Nous allons tenter de passer par le col de la Cayolle en espérant que celui-ci soit encore ouvert et praticable. Les chaînes sont dans la cantine si toutefois nous en avions besoin. Sous le col de la Bonette, puisque nous y étions, il est possible de trouver un replat pour dormir en contrebas du village de St-Dalmas-le-Selvage en prenant le pont et une piste sur plus ou moins un kilomètre avant de trouver l’endroit idéal… Il pleut, il pleut beaucoup et le lendemain nous filons vers le Col de la Cayolle, oubliant la Bonette. Cela fait longtemps que la pluie n’est pas tombée, et c’est justement dans ces moments-là que les roches en suspens en profitent pour se décrocher et glisser sur la route, également sur le toit. Par chance, le panneau solaire est épargné, beaucoup moins la cantine qui se trouve sur la galerie et qui va garder à jamais ces déformations, traces de nos petites « aventures ».

Cette route est un ravissement pour les yeux, un peu comme toujours depuis notre départ, les paysages changent, tout n’est que mouvement, étonnement, ces images s’impriment dans nos têtes… et en arrivant au col, la neige est au rendez-vous. Un air d’Ecosse et de landes, peut-être serons-nous les derniers à le passer pour cette année ? Peu importe, nous y sommes seuls et c’est terriblement beau, la douceur de la lumière et de la neige, les aiguilles de mélèzes or recouvrant la chaussée, les rambardes d’un autre âge dessinant la courbe des virages. Mais c’est aussi le signe d’un retour vers nos vies, vers la ville, vers nos autres activités et nous rêvons déjà de pouvoir repartir vers de nouvelles découvertes en France ou ailleurs, sans aller trop loin, pour un week-end ou quelques jours… L’aventure débute au bout de la rue, non ?

(vous pouvez également retrouver l’épisode 1, épisode 2, épisode 3, épisode 4 ,épisode 5 et épisode 6 en cliquant sur les liens)

L1025440

L1025447

L1025448

L1025444

L1025449

L1025453

L1025185

L1025176

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L1025210L1025208L1025197L1025454

Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 5 : Col de la Bonette

On prend la M64, entre première et seconde, rarement troisième, afin de glisser entre les courbes de cette route qui, du début à sa fin, nous a totalement transportés par sa beauté, par son côté sauvage.

En sa cime, on hésite entre les montagnes du Pamir, de l’Atlas, ou autres lieux des Andes, une découverte éblouissante en cette période de l’année où la minéralité flirte avec les couleurs des mélèzes et l’aridité des sols. Un peu stressante également tant on se sent vulnérables.

Passé le col, on descend vers un tout autre paysage, plus abrupt. Ce qui frappe également ce sont, à une telle altitude, tous ces ouvrages de la ligne Maginot, cette succession de fortins, de casemates et de bunkers qui surveillent les cimes.

S’il est possible de s’arrêter pour bivouaquer sur des petites surfaces planes sur le versant nord, c’est plus difficile sur le versant sud… Il est préférable alors de descendre vers St-Dalmas-le-Selvage ou au-delà de St-Etienne-de-Tinée sur un petit spot magnifique au bord d’un torrent, où forcement seuls des petits camions et autres mythiques combis VW pourront accéder tant l’emplacement est réduit (merci à Parkfornight).

Mais laissons les photos rendre compte de la beauté des lieux…

(vous pouvez également retrouver l’épisode 1, épisode 2, épisode 3 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

L1025400L1025404L1025407L1025412col de la bonette

col de la bonettecol de la bonette

Ce diaporama nécessite JavaScript.

col de la bonette

col de la bonette

%d blogueurs aiment cette page :