Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 3 : St VERAN

Commune des hautes Alpes de 290 habitants dans le Parc Naturel Régional du Queyras, le centre du village (église) est situé à 2042 m d’altitude ce qui qualifie Saint-Véran de plus haute commune d’Europe, également la plus haute où l’on mangeait le pain confectionné avec des céréales cultivées dans les champs alentours, « Lou Plus haouts coumunoutas inte se mangeu lou pan de Diou » peut-on lire sur le cadran solaire qui se trouve sur le mur de l’église mais en 1957 des inondations détruisent les canalisations alimentant les moulins entraînant la fin de cette production céréalière d’altitude.  Le four à pain communal, que l’on peut visiter, témoigne de ces temps où à tour de rôle les habitants se relayaient afin de produire leur pain pour les froides périodes d’hivers.

Les cadrans solaires, également, font partie de ces découvertes visuelles, nombreux dans le Queyras, ils ornent certaines façades, lever le nez, regarder, observer suffit à les trouver (400 dans les hautes Alpes et plus de 70 dans le Queyras, pour l’essentiel oeuvres du XIXe par l’italien Giovanni Francesco Zarbula).

Dans la rue principale, il est bon de se perdre dans l’histoire des mines de cuivre qui, en amont du village ont été en activité de la fin du XIXe jusque dans les années 50 et dont certaines traces laissent à penser que déjà les Romains, sous Antonin Le Pieux (138 à 161 après JC) en connaissaient l’existence, une exploitation difficile et une histoire identique aux mines de Bentalliou dans les Pyrénées sur lequel nous avions déjà écrit un petit article et que je vous invite à lire.

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Plaisir intense que de visiter ce village en cette période, les mélèzes aux couleurs dorées, la rougeur des arbousiers, le jaune des feuilles de bouleaux, la chaleur de l’architecture d’altitude, la beauté des toits de lauze et toujours très peu de monde en cette période automnale pour notre plus grand bonheur.

Saint-Véran accroché à ses montagnes, au pays des marmottes et des chamois est une perle à ne pas rater…

Mais il est temps de reprendre la route dans notre petit camion, celle des Combes du Queyras sur la D902, rejoindre le col de Vars pour s’y offrir un déjeuner au soleil, d’embrayer sur le chapitre suivant…et cette avancé vers la Méditerranée.

(vous pouvez également retrouver l’épisode 1épisode 2 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

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Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 2 :

En quittant Briançon, la D902 nous guide doucement vers le col d’Izoard (2 361 mètres).  Attention, l’accès au col est fermé aux voitures de novembre à mai. En cette fin d’octobre où la chaleur d’un été indien retarde un peu les colorations de saison, la palette chromatique d’automne se laisse découvrir dans la montée, au détour des virages. Plaisir des yeux, plaisir aussi de se sentir seul, la circulation est nettement plus calme qu’en plein été où des milliers de véhicules empruntent ce trajet.

En 1909, à l’instigation du Touring Club de France,  des routes d’agrément sont construites et reliées aux routes stratégiques construites depuis la fin du XIXe siècle, créant ainsi un itinéraire touristique qui permet d’emprunter les cols alpins.L1025375

En ce début de XXe siècle, la construction de ces nouvelles routes reliant les différentes vallées entre le sud et le nord a aussi un intérêt militaire, les troupes peuvent en effet se déplacer plus facilement.

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Nous filons vers Château-Queyras. Malheureusement pas de visite à cette période. Nous dormons près de celui-ci, sur les bord du Guil, en direction d’Abries.

Château-Ville-Vieille ou Château-Queyras se trouve à une altitude de 1 360 mètres, sa construction date de l’époque médiévale, XIIIe et très certainement XIe siècle pour sa version primitive. Ce sont les comtes d’Albions, maîtres et seigneurs du Briançonnais, qui posent ses premières pierres. Il servira à protéger les différentes vallées contre les brigands, et sera un temps une prison pour les femmes accusées de sorcellerie. En 1 700, il sera fortifié par Vauban afin de bloquer la vallée de la Durance.

Puis nous filons sur la D5 en direction de St Véran, petit joyau des montagnes que vous retrouverez, nous l’espérons, dans le prochain épisode de ce petit périple.

(vous pouvez également retrouver l’épisode 1épisode 3 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

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Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 1 :

7 épisodes… Pourquoi 7, pourquoi pas moins, pourquoi pas plus ? Comme les 7 jours de la Bible pour une création assez magique ? Non, tout simplement 7 parce qu’en un seul il serait difficile de pouvoir tout parcourir…

J’avais entendu parler de la Route Napoléon, ce Road trip à moto, en voiture ou camping-car… et à vélo forcément puisque les lignes sont parfois celles du tour de France et, bien avant, celles suivies par Napoléon, évadé de l’île d’Elbe et de retour sur Paris avec son armée. En naviguant sur le web, je suis tombé sur la Haute Route des Alpes ou Route des Grandes Alpes. Passionné des Pyrénées, j’avoue que l’idée même d’aller faire un tour dans les Alpes ne m’avait nullement traversé l’esprit !

Et même, si malheureusement, il ne nous a pas été possible de faire la totalité de cette route que l’on pourrait qualifier de mythique, ce que nous avons pu en découvrir, sans vraiment toujours suivre son parcours, fut assez impressionnant. Difficile de soupçonner des endroits aussi envoûtants dans nos paysages de France… et, à présent, l’envie d’en connaître chaque virage, chaque ligne droite, chaque col, chaque vallée et gorge encaissée.

Pour faire simple, cette route part de Thonon-les-Bains pour finir sa course à Nice, 720 km, 17 cols de montagne, 6 à plus de 2 000 mètres d’altitude dont le plus haut d’Europe. Une route en lisière de frontière italienne, jalonnée de forteresses, de vestiges de la ligne Maginot et surtout de paysages à couper le souffle.

(vous pouvez également retrouver l’épisode 2 , épisode 3 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

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Notre périple commence au-dessus de Grenoble, dans la petite station de Chamrousse, où nous sommes accueillis par une mer de nuages, libérés de la grisaille de la vallée. Première nuit juste au départ de la station de ski de fond, endroit idéal pour un spot nocturne où le brouillard et le froid vont s’inviter rapidement à notre table dans le calme paisible de cette nuit.

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Chamrousse – Col de Luitel : des virages, du brouillard, toujours du brouillard, rejoindre la D524 jusqu’à Vizille, puis la D1091 par les gorges de la Romanche, de la grisaille, toujours et encore… Barrage du Chambon, cascade de la Pisse, puis la Grave où la brume se dissipe pour laisser place à un soleil radieux qui ne nous quittera quasiment plus de tout ce périple. Et là, première ouverture, premier vrai plaisir en arrivant au col du Lautaret à 2 058 m où se dévoile toute la beauté des montagnes environnantes. La route continue vers Briançon et la citadelle de Vauban, et déjà le deuxième épisode se profile, celui qui nous guidera vers le Col d’Izoard à 2 360 m, puis à nouveau la route vers Château Queyras et St Véran, plus haut village d’Europe perché à 2 011 m.

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