Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 7 : Passage du Col de la Cayolle

En remontant par les Gorges de Valabres, la nouvelle est tombée, le col de la Bonette est définitivement fermé pour cette saison. Il est vrai que le temps est menaçant, tempétueux et extrêmement froid, le risque de neige à presque 2 800 m est certain. Nous allons tenter de passer par le col de la Cayolle en espérant que celui-ci soit encore ouvert et praticable. Les chaînes sont dans la cantine si toutefois nous en avions besoin. Sous le col de la Bonette, puisque nous y étions, il est possible de trouver un replat pour dormir en contrebas du village de St-Dalmas-le-Selvage en prenant le pont et une piste sur plus ou moins un kilomètre avant de trouver l’endroit idéal… Il pleut, il pleut beaucoup et le lendemain nous filons vers le Col de la Cayolle, oubliant la Bonette. Cela fait longtemps que la pluie n’est pas tombée, et c’est justement dans ces moments-là que les roches en suspens en profitent pour se décrocher et glisser sur la route, également sur le toit. Par chance, le panneau solaire est épargné, beaucoup moins la cantine qui se trouve sur la galerie et qui va garder à jamais ces déformations, traces de nos petites « aventures ».

Cette route est un ravissement pour les yeux, un peu comme toujours depuis notre départ, les paysages changent, tout n’est que mouvement, étonnement, ces images s’impriment dans nos têtes… et en arrivant au col, la neige est au rendez-vous. Un air d’Ecosse et de landes, peut-être serons-nous les derniers à le passer pour cette année ? Peu importe, nous y sommes seuls et c’est terriblement beau, la douceur de la lumière et de la neige, les aiguilles de mélèzes or recouvrant la chaussée, les rambardes d’un autre âge dessinant la courbe des virages. Mais c’est aussi le signe d’un retour vers nos vies, vers la ville, vers nos autres activités et nous rêvons déjà de pouvoir repartir vers de nouvelles découvertes en France ou ailleurs, sans aller trop loin, pour un week-end ou quelques jours… L’aventure débute au bout de la rue, non ?

(vous pouvez également retrouver l’épisode 1, épisode 2, épisode 3, épisode 4 ,épisode 5 et épisode 6 en cliquant sur les liens)

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Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 2 :

En quittant Briançon, la D902 nous guide doucement vers le col d’Izoard (2 361 mètres).  Attention, l’accès au col est fermé aux voitures de novembre à mai. En cette fin d’octobre où la chaleur d’un été indien retarde un peu les colorations de saison, la palette chromatique d’automne se laisse découvrir dans la montée, au détour des virages. Plaisir des yeux, plaisir aussi de se sentir seul, la circulation est nettement plus calme qu’en plein été où des milliers de véhicules empruntent ce trajet.

En 1909, à l’instigation du Touring Club de France,  des routes d’agrément sont construites et reliées aux routes stratégiques construites depuis la fin du XIXe siècle, créant ainsi un itinéraire touristique qui permet d’emprunter les cols alpins.L1025375

En ce début de XXe siècle, la construction de ces nouvelles routes reliant les différentes vallées entre le sud et le nord a aussi un intérêt militaire, les troupes peuvent en effet se déplacer plus facilement.

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Nous filons vers Château-Queyras. Malheureusement pas de visite à cette période. Nous dormons près de celui-ci, sur les bord du Guil, en direction d’Abries.

Château-Ville-Vieille ou Château-Queyras se trouve à une altitude de 1 360 mètres, sa construction date de l’époque médiévale, XIIIe et très certainement XIe siècle pour sa version primitive. Ce sont les comtes d’Albions, maîtres et seigneurs du Briançonnais, qui posent ses premières pierres. Il servira à protéger les différentes vallées contre les brigands, et sera un temps une prison pour les femmes accusées de sorcellerie. En 1 700, il sera fortifié par Vauban afin de bloquer la vallée de la Durance.

Puis nous filons sur la D5 en direction de St Véran, petit joyau des montagnes que vous retrouverez, nous l’espérons, dans le prochain épisode de ce petit périple.

(vous pouvez également retrouver l’épisode 1épisode 3 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

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Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 1 :

7 épisodes… Pourquoi 7, pourquoi pas moins, pourquoi pas plus ? Comme les 7 jours de la Bible pour une création assez magique ? Non, tout simplement 7 parce qu’en un seul il serait difficile de pouvoir tout parcourir…

J’avais entendu parler de la Route Napoléon, ce Road trip à moto, en voiture ou camping-car… et à vélo forcément puisque les lignes sont parfois celles du tour de France et, bien avant, celles suivies par Napoléon, évadé de l’île d’Elbe et de retour sur Paris avec son armée. En naviguant sur le web, je suis tombé sur la Haute Route des Alpes ou Route des Grandes Alpes. Passionné des Pyrénées, j’avoue que l’idée même d’aller faire un tour dans les Alpes ne m’avait nullement traversé l’esprit !

Et même, si malheureusement, il ne nous a pas été possible de faire la totalité de cette route que l’on pourrait qualifier de mythique, ce que nous avons pu en découvrir, sans vraiment toujours suivre son parcours, fut assez impressionnant. Difficile de soupçonner des endroits aussi envoûtants dans nos paysages de France… et, à présent, l’envie d’en connaître chaque virage, chaque ligne droite, chaque col, chaque vallée et gorge encaissée.

Pour faire simple, cette route part de Thonon-les-Bains pour finir sa course à Nice, 720 km, 17 cols de montagne, 6 à plus de 2 000 mètres d’altitude dont le plus haut d’Europe. Une route en lisière de frontière italienne, jalonnée de forteresses, de vestiges de la ligne Maginot et surtout de paysages à couper le souffle.

(vous pouvez également retrouver l’épisode 2 , épisode 3 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

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Notre périple commence au-dessus de Grenoble, dans la petite station de Chamrousse, où nous sommes accueillis par une mer de nuages, libérés de la grisaille de la vallée. Première nuit juste au départ de la station de ski de fond, endroit idéal pour un spot nocturne où le brouillard et le froid vont s’inviter rapidement à notre table dans le calme paisible de cette nuit.

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Chamrousse – Col de Luitel : des virages, du brouillard, toujours du brouillard, rejoindre la D524 jusqu’à Vizille, puis la D1091 par les gorges de la Romanche, de la grisaille, toujours et encore… Barrage du Chambon, cascade de la Pisse, puis la Grave où la brume se dissipe pour laisser place à un soleil radieux qui ne nous quittera quasiment plus de tout ce périple. Et là, première ouverture, premier vrai plaisir en arrivant au col du Lautaret à 2 058 m où se dévoile toute la beauté des montagnes environnantes. La route continue vers Briançon et la citadelle de Vauban, et déjà le deuxième épisode se profile, celui qui nous guidera vers le Col d’Izoard à 2 360 m, puis à nouveau la route vers Château Queyras et St Véran, plus haut village d’Europe perché à 2 011 m.

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