Conques en Rouergue…

Abbatiale Sainte-Foy de Conques, vitraux de Pierre Soulages, lieu de passage sur le chemin menant les pèlerins jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle, cet endroit laisse rêveur et c’est sous une pluie battante que nous y sommes revenus pour faire les photos des vitraux. Je ne sais pas quelle peut-être la meilleure lumière pour imprimer sur le papier l’émotion qui se dégage de ce lieux, et finalement je me demande si comme souvent, ce n’est pas justement sous ces cieux sans soleil que toute la magie de l’image prend son sens. Tout est sombre et envoûtant, le moindre détail de lumière laisse deviner, par petites touches, l’architecture qui s’expose, qui se laisse deviner, l’ambiance est plombante mais en même temps pleine de douceur, de beauté, très certainement  liée à cette spiritualité recherchée. Les vitraux, dans leur jeu de modernité, de rythme apportent quelque chose d’encore plus magique dans la pénombre de cette journée sans ciel.

F.L

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Le village de Montségur…Ariège

Comment ne pas venir faire un tour dans le village après avoir visité le château qui le surplombe ? C’est un peu toute la difficulté de ces lieux où pour visiter le château, il n’y a pas cette obligation de traverser le village, mais pour y être allé souvent, pour y avoir pris plaisir à nous y balader, nous pouvons vous assurer qu’il mérite largement le détour. On peut s’y restaurer, y dormir, découvrir et goûter le délicieux pain du seul boulanger du village, visiter le petit musée qui raconte en détail la vie du château. Le site est splendide, exposé plein sud il est bon de déambuler dans ses rues et ruelles, voir d’avoir la curiosité de descendre vers les jardins en aval de celui-ci. Vers la fin du 13ème une petite communauté du nom d’Ourjac s’y installe plus où moins à l’emplacement actuel mais il faudra attendre le 19 ème siècle pour que le village prenne son aspect actuel. Une balade agréable en ce printemps où la nature renaît.

Dieu que l’Ariège est belle !

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Le mobilier d’architectes…

Cité de l’architecture en ce moment et cela jusqu’au 30 septembre 2019, l’exposition « le mobilier d’architectes » vous invite dans une balade au travers du musée à la découverte de ces réalisations où le design s’intègre dans notre quotidien, des arts décoratifs à  l’architecture.

Sottsass, Castiglioni, Zaha Hadid, Greg Lynn, Colombo etc…un véritable voyage entre moulages de monuments baroques et maquettes d’architectes, une exposition où l’ancien joue avec le moderne dans une cohérence naturelle…en cinq actes.

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Combret…Aveyron

Une rivière, un éperon rocheux, le rouge de la pierre, une montée assez raide pour rejoindre l’église. Là, une dame âgée attend sur un banc de granit la venue du boulanger. Elle nous explique que l’église est fermée du fait du vol des tableaux commis peu de temps après leur restauration. Navrée, elle raconte que même les perles qui ornent les couronnes de certaines tombes disparaissent… mais quand elle évoque son ancien élevage de brebis, puis celui de ses chèvres, ses yeux s’illuminent. Des brebis, elle en avait beaucoup, pour le lait, pour alimenter les caves de Roquefort, des chèvres c’était pour le plaisir, c’est tellement adorable ces petites bêtes, mais voilà, ça mange une chèvre, et ça mange de tout, les écorces, les fleurs, alors les gendarmes débarquent régulièrement suite aux plaintes des voisins. Elle pense qu’ « ils n’avaient qu’à mettre des clôtures ! », qu’il faut s’adapter à la vie d’un village. C’est comme cette dame qui vient de Neuilly et qui n’aime pas le son des cloches qui rythment depuis toujours la vie du village parce qu’elles la réveillent trop tôt. « Bah, elle n’a qu’à retourner à Neuilly », nous dit-elle ! Elle est charmante, bavarde, très bavarde, elle nous fait sourire avec ses histoires de chèvres, de brebis, de voisinage… Je n’ose lui demander de la prendre en photo, mais peu importe, les souvenirs que nous nous construisons au fil de nos rencontres restent. Le fourgon du boulanger arrive, il est temps pour nous de reprendre la route.

Si vous passez un jour dans le coin, sans aucune hésitation, faites cette petite pause.

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Un bord de mer…

Juste quelques photos d’un bord de mer où la lumière s’amuse avec les formes et les reflets. Sur la boite de diapositives, il est noté novembre 1997 et tout à coup tout revient, l’endroit, la plage, l’appareil photo avec lequel elles ont été prises, pourquoi j’étais là, tout revient en mémoire et j’adore ces petites découvertes que j’avais oubliées.

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Et si le ciel était jaune…

Parfois, sur le plateau de Cerdagne, le soir, le soleil aime jouer avec le jaune pour le plus grand plaisir des yeux. S’il existe un endroit où les couchers de soleil frisent la peinture c’est bien ici, mais peut-être aussi, que je les regarde différemment parce que c’est un peu chez moi….

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Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 5 : Col de la Bonette

On prend la M64, entre première et seconde, rarement troisième, afin de glisser entre les courbes de cette route qui, du début à sa fin, nous a totalement transportés par sa beauté, par son côté sauvage.

En sa cime, on hésite entre les montagnes du Pamir, de l’Atlas, ou autres lieux des Andes, une découverte éblouissante en cette période de l’année où la minéralité flirte avec les couleurs des mélèzes et l’aridité des sols. Un peu stressante également tant on se sent vulnérables.

Passé le col, on descend vers un tout autre paysage, plus abrupt. Ce qui frappe également ce sont, à une telle altitude, tous ces ouvrages de la ligne Maginot, cette succession de fortins, de casemates et de bunkers qui surveillent les cimes.

S’il est possible de s’arrêter pour bivouaquer sur des petites surfaces planes sur le versant nord, c’est plus difficile sur le versant sud… Il est préférable alors de descendre vers St-Dalmas-le-Selvage ou au-delà de St-Etienne-de-Tinée sur un petit spot magnifique au bord d’un torrent, où forcement seuls des petits camions et autres mythiques combis VW pourront accéder tant l’emplacement est réduit (merci à Parkfornight).

Mais laissons les photos rendre compte de la beauté des lieux…

(vous pouvez également retrouver l’épisode 1, épisode 2, épisode 3 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

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Hommage aux Anciens…

 

Monuments aux morts ou cénotaphes (monuments mortuaires n’abritant aucun corps).

Erigés par les communes après la guerre en hommage à leurs morts, tantôt sobres, tantôt lyriques, souvent faits avec peu de moyens car la France est alors un pays détruit, ruiné. Les photographies montrent leur diversité, mais elles veulent surtout faire partager l’émotion qui surgit à la lecture des noms gravés sur ces lieux de mémoire.

Bercés par la sonorité des beaux prénoms anciens, on voit apparaître les visages de ces jeunes gens partis défendre leur patrie, les photos de nos arrière-grands-parents, mais très vite ces images nostalgiques font place à l’horreur, à la douleur des familles, aux gueules cassées, aux corps amputés… On pense aux premières pages du roman « Au revoir là-haut » ou au très bel album de Pef, « Zappe la guerre » (Ed. Rue du Monde), et à ces soldats qui sortent de leur monument aux morts, découvrent la télévision… et, qui, à la vue des images des guerres actuelles se demandent le bien-fondé de leur sacrifice.

On se prend à rêver alors que tous les monuments aux morts sont des monuments pacifistes, tel celui du village de Gentioux-Pigerolles dans la Creuse, dont le maire, instituteur, revenu pacifiste de la guerre, avait fait graver au bas des noms : « Maudite soit la guerre »

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La rigole…

Eyne, au-dessus de ce petit village des Pyrénées-Orientales, en remontant vers la vallée, il y a cette petite rigole qui, à flan de montagne détourne et collecte les eaux, épouse et joue avec les contours. Je n’ai jamais compris pourquoi j’avais cette attirance pour ce lieu, elle n’a rien d’exceptionnel, un mélange de zinc ou d’aluminium très très loin de la beauté des constructions en pierre. Pourtant elle est là, un chemin étroit en terre battue qui la longe. L’hiver elle n’est que glace, l’été son flux continu laisse une musique douce aux oreilles comme une caresse.

Peut-être que j’aime y aller, y flâner parce que sans cesse la lumière y change sur ses surfaces réfléchissantes, que la photographie y devient poétique, que les formes obtenues invitent à la suggestion tant optique que pariétale, que l’on frise la question de l’éphémère et du temps et que la photographie prend tout son sens dans ses qualités et ses capacités à introduire d’autres réels. Incorporer, disséminer, laisser l’image raconter d’autres histoires…

Photo de la rigole d'Eyne

 

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Photo de la rigole d'Eyne

 

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Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 3 : St VERAN

Commune des hautes Alpes de 290 habitants dans le Parc Naturel Régional du Queyras, le centre du village (église) est situé à 2042 m d’altitude ce qui qualifie Saint-Véran de plus haute commune d’Europe, également la plus haute où l’on mangeait le pain confectionné avec des céréales cultivées dans les champs alentours, « Lou Plus haouts coumunoutas inte se mangeu lou pan de Diou » peut-on lire sur le cadran solaire qui se trouve sur le mur de l’église mais en 1957 des inondations détruisent les canalisations alimentant les moulins entraînant la fin de cette production céréalière d’altitude.  Le four à pain communal, que l’on peut visiter, témoigne de ces temps où à tour de rôle les habitants se relayaient afin de produire leur pain pour les froides périodes d’hivers.

Les cadrans solaires, également, font partie de ces découvertes visuelles, nombreux dans le Queyras, ils ornent certaines façades, lever le nez, regarder, observer suffit à les trouver (400 dans les hautes Alpes et plus de 70 dans le Queyras, pour l’essentiel oeuvres du XIXe par l’italien Giovanni Francesco Zarbula).

Dans la rue principale, il est bon de se perdre dans l’histoire des mines de cuivre qui, en amont du village ont été en activité de la fin du XIXe jusque dans les années 50 et dont certaines traces laissent à penser que déjà les Romains, sous Antonin Le Pieux (138 à 161 après JC) en connaissaient l’existence, une exploitation difficile et une histoire identique aux mines de Bentalliou dans les Pyrénées sur lequel nous avions déjà écrit un petit article et que je vous invite à lire.

st Veran

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Plaisir intense que de visiter ce village en cette période, les mélèzes aux couleurs dorées, la rougeur des arbousiers, le jaune des feuilles de bouleaux, la chaleur de l’architecture d’altitude, la beauté des toits de lauze et toujours très peu de monde en cette période automnale pour notre plus grand bonheur.

Saint-Véran accroché à ses montagnes, au pays des marmottes et des chamois est une perle à ne pas rater…

Mais il est temps de reprendre la route dans notre petit camion, celle des Combes du Queyras sur la D902, rejoindre le col de Vars pour s’y offrir un déjeuner au soleil, d’embrayer sur le chapitre suivant…et cette avancé vers la Méditerranée.

(vous pouvez également retrouver l’épisode 1épisode 2 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

St Veran

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