Un bord de mer…

Juste quelques photos d’un bord de mer où la lumière s’amuse avec les formes et les reflets. Sur la boite de diapositives, il est noté novembre 1997 et tout à coup tout revient, l’endroit, la plage, l’appareil photo avec lequel elles ont été prises, pourquoi j’étais là, tout revient en mémoire et j’adore ces petites découvertes que j’avais oubliées.

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Et si le ciel était jaune…

Parfois, sur le plateau de Cerdagne, le soir, le soleil aime jouer avec le jaune pour le plus grand plaisir des yeux. S’il existe un endroit où les couchers de soleil frisent la peinture c’est bien ici, mais peut-être aussi, que je les regarde différemment parce que c’est un peu chez moi….

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Hommage aux Anciens…

 

Monuments aux morts ou cénotaphes (monuments mortuaires n’abritant aucun corps).

Erigés par les communes après la guerre en hommage à leurs morts, tantôt sobres, tantôt lyriques, souvent faits avec peu de moyens car la France est alors un pays détruit, ruiné. Les photographies montrent leur diversité, mais elles veulent surtout faire partager l’émotion qui surgit à la lecture des noms gravés sur ces lieux de mémoire.

Bercés par la sonorité des beaux prénoms anciens, on voit apparaître les visages de ces jeunes gens partis défendre leur patrie, les photos de nos arrière-grands-parents, mais très vite ces images nostalgiques font place à l’horreur, à la douleur des familles, aux gueules cassées, aux corps amputés… On pense aux premières pages du roman « Au revoir là-haut » ou au très bel album de Pef, « Zappe la guerre » (Ed. Rue du Monde), et à ces soldats qui sortent de leur monument aux morts, découvrent la télévision… et, qui, à la vue des images des guerres actuelles se demandent le bien-fondé de leur sacrifice.

On se prend à rêver alors que tous les monuments aux morts sont des monuments pacifistes, tel celui du village de Gentioux-Pigerolles dans la Creuse, dont le maire, instituteur, revenu pacifiste de la guerre, avait fait graver au bas des noms : « Maudite soit la guerre »

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Route des Grandes Alpes…en sept épisodes

Episode 1 :

7 épisodes… Pourquoi 7, pourquoi pas moins, pourquoi pas plus ? Comme les 7 jours de la Bible pour une création assez magique ? Non, tout simplement 7 parce qu’en un seul il serait difficile de pouvoir tout parcourir…

J’avais entendu parler de la Route Napoléon, ce Road trip à moto, en voiture ou camping-car… et à vélo forcément puisque les lignes sont parfois celles du tour de France et, bien avant, celles suivies par Napoléon, évadé de l’île d’Elbe et de retour sur Paris avec son armée. En naviguant sur le web, je suis tombé sur la Haute Route des Alpes ou Route des Grandes Alpes. Passionné des Pyrénées, j’avoue que l’idée même d’aller faire un tour dans les Alpes ne m’avait nullement traversé l’esprit !

Et même, si malheureusement, il ne nous a pas été possible de faire la totalité de cette route que l’on pourrait qualifier de mythique, ce que nous avons pu en découvrir, sans vraiment toujours suivre son parcours, fut assez impressionnant. Difficile de soupçonner des endroits aussi envoûtants dans nos paysages de France… et, à présent, l’envie d’en connaître chaque virage, chaque ligne droite, chaque col, chaque vallée et gorge encaissée.

Pour faire simple, cette route part de Thonon-les-Bains pour finir sa course à Nice, 720 km, 17 cols de montagne, 6 à plus de 2 000 mètres d’altitude dont le plus haut d’Europe. Une route en lisière de frontière italienne, jalonnée de forteresses, de vestiges de la ligne Maginot et surtout de paysages à couper le souffle.

(vous pouvez également retrouver l’épisode 2 , épisode 3 et épisode 4 en cliquant sur les liens)

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Notre périple commence au-dessus de Grenoble, dans la petite station de Chamrousse, où nous sommes accueillis par une mer de nuages, libérés de la grisaille de la vallée. Première nuit juste au départ de la station de ski de fond, endroit idéal pour un spot nocturne où le brouillard et le froid vont s’inviter rapidement à notre table dans le calme paisible de cette nuit.

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Chamrousse – Col de Luitel : des virages, du brouillard, toujours du brouillard, rejoindre la D524 jusqu’à Vizille, puis la D1091 par les gorges de la Romanche, de la grisaille, toujours et encore… Barrage du Chambon, cascade de la Pisse, puis la Grave où la brume se dissipe pour laisser place à un soleil radieux qui ne nous quittera quasiment plus de tout ce périple. Et là, première ouverture, premier vrai plaisir en arrivant au col du Lautaret à 2 058 m où se dévoile toute la beauté des montagnes environnantes. La route continue vers Briançon et la citadelle de Vauban, et déjà le deuxième épisode se profile, celui qui nous guidera vers le Col d’Izoard à 2 360 m, puis à nouveau la route vers Château Queyras et St Véran, plus haut village d’Europe perché à 2 011 m.

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Une balade américaine…

Un road trip de quatre semaines, de Salt Lake City (Utah) à Eugene (Oregon) en passant par le Teton National Park (Wyoming),  le Yellowstone National Park (Wyoming) et un crochet par Ketchum (Idaho), lieu de prédilection d’Ernest Hemingway puis en poussant un peu plus loin sur Stanley (Idaho), petite ville de 70 habitants au charme fou en plein dans le Sawtooth National Recreation Area, une pure merveille si vous avez l’occasion d’y passer, d’aller y faire de la randonnée et profiter pleinement de la nature environnante.

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La route des châteaux Cathares…

Il y a bien sûr les cinq fils de Carcassonne : Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus et Termes, tous situés dans l’Aude. Ils furent une ligne de défense face au royaume d’Aragon, puis d’Espagne. Après la croisade des Albigeois, ces cinq forteresses furent renforcées pour asseoir le pouvoir royal du roi jusqu’au traité des Pyrénées en 1659. Mais il y a aussi tous les autres, tous ces châteaux Cathares que l’on peut découvrir entre l’Aude, les Corbières et l’Ariège, des châteaux accrochés aux contreforts des collines, des montagnes, perdus dans la végétation, plus ou moins restaurés, entretenus quoiqu’il en soit… Leurs histoires sont pleines de sang, de douleurs, de cris, mais également d’espoirs et de spiritualité…

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Le voyage débute à Mazamet dans le Tarn, sur les contreforts de la montagne noire, on y trouve le musée du catharisme et cette route des usines qui monte vers Pradelles-Cabardès et le Pic de Nore. La nature est sublime, la vue également et si on dort au Pic, le lever de soleil est à ne pas rater. Plusieurs routes permettent d’y accéder et honnêtement elles sont toutes aussi belles.

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Cette fois notre road trip nous emmènera sur ces petites routes qui naviguent d’un château à l’autre. Mais les thématiques photographiques porteront sur les écoles, les boutiques qui meurent doucement dans nos villes et villages, sans oublier les aubettes. Point de photos de châteaux, on en trouve foison sur les sites internet.
Le petit camion blanc prendra les petites routes de l’Aude, remontera vers l’ouest  en partant de Minerve vers Lastour, Saissac et son château, le village de Montolieu connu pour être le village du livre puis filera vers le château de Terme, prendra les toutes petites routes aux croisement acrobatiques pour rejoindre les châteaux de Peyrepertuse et Quéribus, fera un crochet pour prendre la route des gorges de Galamus à ne rater sous aucun prétexte, car elles sont sublimes.

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Il faudra continuer sur la nationale beaucoup moins agréable et dormir au pied du château de Puilaurens pour une visite matinale. Se diriger ensuite vers Quillan et Comus, petit village à l’entrée des gorges de la Frau, puis s’engager dans une route forestière qui se trouve au-dessus afin d’y dormir en surplombant cette fracture dans la montagne. Point de chute : le mythique château de Montségur et son village plein de charme.
15 jours de balades, de découvertes, de plaisir à dormir très souvent sous la garde de ces citadelles du ciel.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à nous contacter.

Une nuit sous le Carlit…

Une nuit sous le Carlit par temps d’orage, une tente montée juste à côté de l’Estany de Sobirans, de la grêle et un jeu entre éclairs, vent et tonnerre jusque tard dans la nuit en se demandant si la tente, une fois encore, va tenir le coup.

L’Estany de Sobirans se trouve à 2 320 m, c’est le dernier lac avant d’attaquer la montée vers le Carlit (2 921 m) dans le massif du même nom. Il est constitué des pics du Petit et  du Grand Péric, du pic des Camporeils et forcément du pic Carlit. Deux fleuves côtiers, la Têt et l’Aude, une rivière franco-espagnole, le Sègre et une rivière française, l’Ariège :  ces quatre cours d’eau prennent leur source sur le massif du Carlit. Deux lits d’anciens glaciers occupent le lit principal du glacier d’origine, l’un bifurque vers le rio Sègre, l’autre vers le bassin de l’Aude.

Ce massif composé d’une multitude d’étangs et de lacs devient un terrain de jeu magnifique pour des randonnées à la journée, pour des circuits de plusieurs nuits accessibles aux enfants. Le GR10, dans sa grande traversée, y passe ouvrant ainsi la porte vers la méditerranée.

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