Conques en Rouergue…

Abbatiale Sainte-Foy de Conques, vitraux de Pierre Soulages, lieu de passage sur le chemin menant les pèlerins jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle, cet endroit laisse rêveur et c’est sous une pluie battante que nous y sommes revenus pour faire les photos des vitraux. Je ne sais pas quelle peut-être la meilleure lumière pour imprimer sur le papier l’émotion qui se dégage de ce lieux, et finalement je me demande si comme souvent, ce n’est pas justement sous ces cieux sans soleil que toute la magie de l’image prend son sens. Tout est sombre et envoûtant, le moindre détail de lumière laisse deviner, par petites touches, l’architecture qui s’expose, qui se laisse deviner, l’ambiance est plombante mais en même temps pleine de douceur, de beauté, très certainement  liée à cette spiritualité recherchée. Les vitraux, dans leur jeu de modernité, de rythme apportent quelque chose d’encore plus magique dans la pénombre de cette journée sans ciel.

F.L

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musée Pierre Soulages…Rodez

harmonie de la peinture et de l’architecture…

Admirable écrin, le musée avec ses murs et ses sols en acier brut, rouillé ou bien encore brillant, ses salles aux jeux de lumières subtils propose non seulement les célèbres œuvres Outrenoir, mais aussi des lithograhies, des sérigraphies, des eaux-fortes et leurs magnifiques matrices.

Il se dégage des tableaux et du lieu une atmosphère paisible qui invite à la méditation. Le « Je suis bien ici » d’un visiteur, assis au milieu des toiles,  à sa compagne qui l’invite à poursuivre la visite résume ce désir de prendre le temps de contempler les oeuvres, d’en découvrir leurs étonnantes variations de formes et de couleurs.

Face à certains tableaux, je repense à un spectacle de danse dont les danseurs sont plongés dans l’obscurité. Peu à peu, à force de scruter la scène, l’œil devine des nuances, discerne des formes en mouvement. On se prête au même jeu avec les créations de Soulages. « Ma peinture est un espace de questionnement où les sens qu’on lui prête peuvent se faire et se défaire… Parce qu’au bout du compte, l’œuvre vit du regard qu’on lui porte », écrivait l’artiste.

Les salles passionnantes consacrées au travail pour les vitraux de  l’abbaye de Conques ont un effet immédiat : l’envie de filer les découvrir ! Mais on prendra  tout de même le temps de découvrir l’exposition temporaire « Pixels » et les jeux de lumière enchanteurs de Miguel Chevalier.

V.H

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Combret…Aveyron

Une rivière, un éperon rocheux, le rouge de la pierre, une montée assez raide pour rejoindre l’église. Là, une dame âgée attend sur un banc de granit la venue du boulanger. Elle nous explique que l’église est fermée du fait du vol des tableaux commis peu de temps après leur restauration. Navrée, elle raconte que même les perles qui ornent les couronnes de certaines tombes disparaissent… mais quand elle évoque son ancien élevage de brebis, puis celui de ses chèvres, ses yeux s’illuminent. Des brebis, elle en avait beaucoup, pour le lait, pour alimenter les caves de Roquefort, des chèvres c’était pour le plaisir, c’est tellement adorable ces petites bêtes, mais voilà, ça mange une chèvre, et ça mange de tout, les écorces, les fleurs, alors les gendarmes débarquent régulièrement suite aux plaintes des voisins. Elle pense qu’ « ils n’avaient qu’à mettre des clôtures ! », qu’il faut s’adapter à la vie d’un village. C’est comme cette dame qui vient de Neuilly et qui n’aime pas le son des cloches qui rythment depuis toujours la vie du village parce qu’elles la réveillent trop tôt. « Bah, elle n’a qu’à retourner à Neuilly », nous dit-elle ! Elle est charmante, bavarde, très bavarde, elle nous fait sourire avec ses histoires de chèvres, de brebis, de voisinage… Je n’ose lui demander de la prendre en photo, mais peu importe, les souvenirs que nous nous construisons au fil de nos rencontres restent. Le fourgon du boulanger arrive, il est temps pour nous de reprendre la route.

Si vous passez un jour dans le coin, sans aucune hésitation, faites cette petite pause.

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Pousthomy…Aveyron

Rejoindre Rodez en empruntant la départementale 33 et les petites routes plus plaisantes que les grands axes routiers réserve de jolies surprises. La route est belle, un petit air d’Ecosse en cette fin d’avril. Nous quittons Lacaune, dans le Tarn, pour l’Aveyron. Au détour d’un virage, les  façades en pierres couleur ocre-safran d’un petit village nous attirent.  Les portes du petit camion se ferment tandis que s’ouvrent les bras d’une petite fille de 2 ans qui vient se jeter dans les bras de Valérie aussi étonnée que charmée. Le grand-père lâche un sourire, moi aussi, mais comment faire autrement devant cette spontanéité enfantine ? Nous aimons les échanges avec le grand-père, l’histoire du village qui ressemble à celle de tant d’autres, les commerces qui ferment, les gens qui s’en vont ailleurs pour trouver du travail, les résidences secondaires et leurs volets fermés.

Un couple promenant son chien se joint à notre discussion, nous n’avons toujours pas bougé de cette place devant le cimetière à la sortie du village : le choix d’une autre vie pour eux, le plaisir de cette nature environnante et très sauvage, lui un ex-parisien désirant autre chose, elle, hollandaise et éprise du lieu. Pousthomy, nom assez surprenant, sa signification en occitan lui donne peut-être un sens, aux volets  fermés, aux vieilles pierres, aux  façades qui s’ornent de dates anciennes, 18e siècle pour certaines, aux ruelles pleines de surprises… décidément ce village est très beau. Nos 3 interlocuteurs nous invitent à aller découvrir Combret, un autre village posé sur un éperon rocheux sur le bord de la rivière Le Rance… A ce rythme-là, nous commençons à nous demander si nous allons arriver à temps pour visiter le musée Soulages…

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Collection Courtauld…

« La Collection Courtauld, le parti de l’impressionnisme » en ce moment à la fondation Louis Vuitton, si vous avez un peu de temps, l’envie, le désir, l’exposition est magnifique, surtout cette petite aquarelle de Turner dont forcement j’ai oublié le nom mais d’une dominante rouge où l’on retrouve cette lumière propre au maître. Et comme dans une grande fête où les artistes se retrouveraient, la présence de Manet, Seurat, Cezanne, Gauguin, Van Gogh etc…

Dans la deuxième partie du musée, à voir, la collection de la fondation avec entre autre  les oeuvres de Gerhard Richter dont le travail sur la photographie comme support transporte ailleurs dans un monde lumineux et émouvant. Joan Mitchell, Pierre Soulages, Daniel Buren, Soto et bien d’autre font aussi partie du paysage.

Pour la petite histoire, Samuel Courtauld (1876-1947) fut l’un des plus grands mécènes du XXe siècle et sa collection rassemble un ensemble exceptionnel d’oeuvres impressionnistes et post-impressionnistes.

Bonne visite à vous.

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Musée Bourdelle…

Je n’y étais jamais allé, je ne connaissais même pas son existence et la découverte n’en fut que plus agréable, ses sculptures, cette justesse dans les formes, cette force, cette douleur figée que j’ai ressenti dans chaque oeuvre, un plaisir intense pour les yeux, et si, comme moi, vous ne le connaissez pas encore il est grand temps d’y aller faire un tour, le bâtiment est beau, le jardin également.

Le musée Bourdelle est situé au no 18 de la rue Antoine Bourdelle dans le 15e arrondissement de Paris. Il est installé dans les appartements, ateliers et jardins où Antoine Bourdelle vécut et travailla dès 1885 à l’adresse de l’époque, no 16 impasse du Maine.

Le lieu fut transformé en musée en 1949. Une première extension fut réalisée par l’architecte Henri Gautruche en 1961, à l’occasion du centenaire de la naissance d’Antoine Bourdelle. Une seconde extension a été réalisée en 1992 et confiée à l’architecte Christian de Portzamparc.

Il s’agit d’un des 14 musées de la Ville de Paris gérés depuis le 1er janvier 2013 par l’établissement public administratif Paris Musées.

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Puces de Vanves…

Porte de Vanves, sur les trottoirs les restes du marché aux Puces laissent des papiers s’accrochant sur le bitume comme des petits messages…cartes postales anciennes, romans photos, lettres d’amour où papiers gras, couvertures de livres jouant avec la noirceur de la chaussée et les couleurs vives des bandes réfléchissantes. La saleté, comme des petits tableaux, invite aux regards avant le passage des véhicules de nettoyage urbain.

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